Cette semaine avait tout d'un piège. Reprise après trois semaines de trêve internationale, déplacement à Augsburg, Dortmund qui laisse deux points contre le Werder la veille. Il y avait la place pour repasser leader. Il y a eu un match fou qui résume parfaitement où en est ce Bayern.
Augsburg 2-2 Bayern Munich : le match qui s'est joué en six secondes
Samedi 15h30, WWK Arena. Cinquième journée de Bundesliga. L'arbitre siffle, Diaz remet en retrait vers Neuer, le ballon glisse et Robin Fellhauer pousse dans le but vide. Six secondes. Le but le plus rapide de l'histoire de la Bundesliga en 63 ans d'existence, confirmé par Opta juste après la rencontre.
Le score final est de 2-2, mais le scénario est bien plus chargé. Ismael Saibari égalise à la 55e sur un service de Harry Kane, alors qu'il jouait avec un oeil touché depuis la première période. Rodrigo Ribeiro redonne l'avantage à Augsburg à la 64e sur un ballon relâché par Neuer après une frappe de Brackelmann. Et c'est Nathaniel Brown, entré à la 67e, qui sauve le point à la 80e, encore sur une passe de Kane.
Entre-temps, Luis Diaz a cru marquer trois fois. Une bicyclette annulée pour un hors-jeu de Stanisic au départ de l'action, un but au talon refusé pour une position de Brown, la VAR a tout coupé. Michael Olise trouve le poteau à la 95e. Au final 63% de possession et 28 tirs pour le Bayern contre 10 pour Augsburg. Deux points laissés en route.
Une semaine qui en dit long sur le Bayern version Kompany
Au-delà du résultat, cette semaine a mis en lumière tous les dossiers chauds de Munich.
D'abord Manuel Neuer. À 40 ans, deux erreurs qui coûtent deux buts le même jour. C'est la deuxième fois depuis 2015 qu'un but dans les dix premières secondes est marqué contre lui. Derrière, Jonas Urbig pousse et Herbert Hainer l'a dit lui-même sur Bild TV, il aura plus de temps de jeu cette saison. Le débat est ouvert.
Ensuite la Ligue des Champions. Mardi, déplacement à Viking Stavanger en Norvège. Match sur synthétique. Pour la première fois en 20 ans de carrière, Kompany a fait s'entraîner tout le groupe sur pelouse artificielle à Munich avant de partir. Le Bayern reste sur un 5-0 contre Bodö/Glimt pour lancer sa campagne.
Puis le feuilleton Olise. Sky et Bild racontent la même histoire. Le Bayern prépare une offre historique pour le blinder, de 14 à 25 millions net par saison jusqu'en 2032, alors qu'il vient de sortir une saison à 22 buts et 31 passes en 52 matchs toutes compétitions confondues. Hainer a fermé la porte, le FC Bayern n'est pas un club qui doit vendre. Le Real Madrid, qui n'envisagerait un départ que pour lui selon Sky, est prévenu.
Et puis cette image qui résume l'ambiance. Markus Söder a honoré Kompany ce week-end, l'ancien FC Hollywood est aujourd'hui le FC Feelgood.
Pourquoi Kane doit être Ballon d'Or et Kompany meilleur entraîneur : mon classement avec la saison 2025-26 comme preuve
Le classement officiel du Ballon d'Or 2026 n'est pas encore sorti, cérémonie le 26 octobre au London Palladium. Ce qu'on sait déjà, c'est que le Bayern place quatre joueurs dans les 30 nominés, Luis Diaz】, Harry Kane, Michael Olise et Dayot Upamecano, le deuxième plus gros contingent derrière le PSG.
Je ne vais pas attendre France Football. Si on prend la saison 2025-26 toutes compétitions confondues, voilà mon classement concret pour nos Bavarois.
Premier, Harry Kane. Pour moi c'est lui le Ballon d'Or. 61 buts et 7 passes en 51 matchs avec le Bayern la saison passée, dont 36 buts rien qu'en Bundesliga pour finir meilleur buteur pour la troisième fois d'affilée. Si on ajoute l'Angleterre, on parle de 73 buts et 8 passes en 65 matchs, avec un triplé national à la clé, Bundesliga, DFB-Pokal et Supercoupe. Et un deuxième Soulier d'Or européen pour couronner le tout. Personne n'a fait plus complet.
Quatrième, Michael Olise. La saison de la confirmation. 22 buts et 31 passes en 52 matchs, élu joueur de la saison en Bundesliga, et 7 passes décisives record à la Coupe du Monde 2026 avec la France. C'est le créateur numéro un d'Europe.
Huitième, Luis Diaz. Arrivé l'été dernier de Liverpool, il a mis tout le monde d'accord. 15 buts et 14 passes en Bundesliga, 18 buts et 14 passes en 30 matchs toutes compétitions confondues avec un triplé contre Hoffenheim. C'est lui qui a permis au Bayern de battre le record de buts.
Douzième, Dayot Upamecano. On parle toujours de l'attaque, mais il faut parler de lui. Titulaire indiscutable lors du quart de finale retour contre le Real Madrid le 16 avril, avec Mbappé et Vinicius muselés à l'Allianz pour renverser la défaite de l'aller. C'est le patron d'une équipe qui a remporté un deuxième titre consécutif avec 122 buts marqués.
Pour le Kopa Trophy, je mets Lennart Karl sixième. À 18 ans, 12 buts et 8 passes en 44 matchs, le triplé national avec le Bayern, et un profil qui a explosé avec 9 buts et 8 passes en une seule saison de percée. Le futur est déjà là.
Et enfin, meilleur entraîneur de l'année, je mets Vincent Kompany. Il est officiellement nominé parmi les cinq finalistes avec Arteta, De la Fuente, Emery et Luis Enrique.
Oui, Lucho a gagné avec Paris et Flick reste très solide avec Barcelone. Mais ce que Kompany a fait en 2025-26, c'est autre chose. Deuxième Bundesliga consécutive, doublé avec la Coupe remportée 3-0 contre Stuttgart, record historique de 122 buts en 34 journées, 89 points et une série de 16 victoires consécutives pour démarrer la saison. Il a transformé un vestiaire, géré la transition la plus sensible du club et installé ce FC Feelgood dont tout le monde parle aujourd'hui. Pour moi, l'accomplissement de l'année, c'est lui.
